Hans Punzel

 

 

 

Les 16 otages de Differdange:

Un geste humain au milieu de la guerre

 

 

La bande dessinée publiée au “Déifferdanger Magazin” No 10 qui raconte la libération miraculeuse de 19 Differdangeois arrêtés par l’armée allemande et condamnés à mort lors de l’invasion en 1940 a un arrière-fond historique concret. L’un des hommes qui devaient être exécutés,  Nicolas Kremer, a raconté ce qui lui est arrivé dans son livre publié en 1985: “ De Krich am Ennergrond”. En outre ces événements de mai/juin 1940 figurent dans les annales du Corps des Sapeurs Pompiers de Differdange publiées en partie dans une brochure sortie en 1983 lors de la “Journée Cantonale” à Differdange.

 

 

En effet les “19 otages de Differdange” étaient bel et bien des sapeurs pompiers du corps des pompiers de l’usine HADIR. Ils n’étaient pas 19, mais 16. Une grande partie des Differdangeois avaient été évacués surtout vers le nord du pays sur ordre du bourgmestre puisque Differdange était bombardée d’un côté par les Allemands et de l’autre côté par l’armée française qui avait fait une incursion dans notre pays  afin d’arrêter l’armée d’invasion allemande. Après le retrait des Français, les Allemands occupaient Differdange. Les pompiers de Differdange avaient l’ordre de monter la garde dans la ville abandonnée, dans l’usine et aux abords de celle-ci. Le 31 mai 1940 Nicolas Kremer qui occupait son poste de garde à 7 heures du matin fut arrêté par des soldats allemands et avec lui 15 autres pompiers. On les traitait de “Franzosenschweine” qui devraient être exécutés de suite. Le commandant du régiment leur tint ce discours:” Es wurde in den letzten Tagen wiederholt festgestellt, dass  Blinkzeichen vom Förderturm der Hütte ausgingen. Ohne fremde Hilfe wäre es dem Feinde in den letzten Tagen nicht möglich gewesen, so genau unsere Stellungen zu treffen. Ihr seid im Frontgebiet der Spionage überführt und somit zum Tode durch Erschiessen verurteilt...Es mag sein, dass vielleicht einige von euch unschuldig sind. Ich gebe euch deshalb eine Stunde Zeit, um die Schuldigen ausfindig zu machen!”  Comme le commandant partait tout de suite après, il laissait à celui qui le suivait le soin de mener l’enquête, ce qui laissait quelques heures de sursis aux condamnés. Le sous-officier Punzel qui avait l’ordre de s’occuper des otages réussit à convaincre l’officier allemand de remettre l’exécution au lendemain 16 heures. Il apportait aussi à manger et à boire aux détenus. Comme le lendemain le nouveau commandant partait lui aussi au front avec son régiment, le sous-officier Punzel profitait du toho-wabohu du départ  pour libérer les otages dont les tombes étaient déjà creusées. Les 16 pompiers ont rapidement pris place dans un camion organisé par Punzel pour se faufiler entre les colonnes allemandes jusqu’à Luxembourg.

 

Après la guerre Nicolas Kremer fit tout pour retrouver le sous-officier allemand. Finalement il a pu le localiser en Bavière et l’a invité à Differdange où il fut comblé d’honneurs.

La “Münchener IlIustrierte” rapportait l’histoire le 18 juin 1955, mais en modifiant un peu les faits:

 

 

“Eine menschliche Tat fand nach 15 Jahren ihren Lohn. Ein Ritterkreuz hat sich der deutsche Unteroffizier Hans Punzel aus Oberfranken verdient. Auf Befehl eines Standgerichtes sollte er am 3. Juni 1940 binnen einer Stunde 16 Feurwehrleute des Luxemburger Städtchens Differdingen, die heimlich einen französischen Offizier mit Essen versorgt hatten, erschiessen lassen. Punzel liess das Hinrichtungskommando abmarschieren, verschob die Exekution um 24 Stunden und entliess die 16 Todeskandidaten dann auf eigene Verantwortung. Er hatte den Befehl verweigert und nach seinem Gewissen gehandelt. Jetzt nach 15 Jahren erhielt Punzel dafür seinen Lohn. Er wurde nach Differdingen eingeladen, gefeiert und beschenkt. Der luxemburgische Justizminister sprach ihm den Dank aus”.

 

 

En effet Punzel et son épouse assistaient à une messe en leur honneur . D’après une photo de l’époque, Punzel n’a pas pu retenir ses larmes suite aux éloges prononcés par les autorités. Il a été mené en cortège par les rues de Differdange et applaudi par la population. Les sapeurs pompiers sauvés par Punzel lui ont offert une montre en or. 6 des pompiers  Fixmer, Wallers, Kremer, Courtois, Henkes Lucien et Henkes Marcel se sont fait photographier devant le mur prévu pour l’exécution et l’endroit où ils devaient être enterrés.

 

  

                                                                     

                                                                                                            Rob fleischhauer

 

 

 

 

 

Informations

Galerie d' images

History Vehicles  2010.09.05
Zone piétonne  2010.09.02
Vacances loisires  2010.09.02
Marché hebdomadaire 2010.09.02
Greenpeace nautre 2000  2010.09.02
Toutes les galeries